Mode de financement des équipements agricoles en Roumanie
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Le secteur agricole
1- Part dans l’économie
L’agriculture est un secteur de poids dans l’économie roumaine, contribuant pour 7 à 10% du PIB, variable selon les années et les conditions climatiques. Compte tenu des ressources utilisées, cette contribution reste cependant bien en deçà de son potentiel.
2- Population active
La population agricole est importante mais vieillissante. Elle représente 28.2% de la population active occupée, dont 36% a plus de 55 ans. L’écart entre la contribution au PIB et le poids de la population agricole, renvoie à l’image d’un monde rural à activité presque exclusivement agricole et où l’intensité du travail reflète la faiblesse des moyens techniques.
3- Répartition de la SAU
La surface agricole utile de la Roumanie est de 14,7 Mio ha dont près de 9,42 Mio ha de surface arables, 3,3 Mio ha pour les pâturages, 220 000 ha de vignes et pépinières viticoles, et 206 000 ha de vergers.
Les terres arables sont situées dans la partie de l’Ouest, Sud, Sud-Est et Est du pays. Les forêts et les prairies sont concentrées dans les Carpates.
D’après le taux d’humus, indicateur de base de la fertilité des sols, 50,6% des sols ont un taux bas et très bas (2%), tandis que 40,4% des sols ont des taux situés entre 2 et 5%.
4- Structures des exploitations agricoles
On recense aujourd’hui 4,3 millions d’exploitations. La privatisation des fermes et de la terre est pratiquement terminée. Après la chute du régime communiste, le gouvernement de transition a redistribué les terres agricoles des anciennes coopératives aux paysans. Ceci explique que le paysage rural roumain soit caractérisé par un nombre très important de petites structures tournées vers l’autosubsistance : 80% des exploitations recensées (Source : PNDR). La surface moyenne des exploitations est de 3,37 ha (Source : PNDR).
Les anciennes entreprises d’Etat ont, quant à elles, été privatisées constituant aujourd’hui le noyau dur des grandes exploitations qui peuvent atteindre parfois des dizaines de milliers d’hectares. Ce dualisme des structures est complété par les exploitations « moyennes » de 10 à 50 ha, mais qui n’occupent que 6% des terres.
L’agriculture paysanne, pour l’essentiel non marchande, domine le paysage agricole. Les grandes exploitations performantes, de type sociétaire ou associative, tournée vers les céréales et les plantes industrielles, sont concentrées dans trois départements (judets) du Sud-est du pays dont le relief est dominé par des plaines et où l’accès à l’eau pour l’irrigation est plus facile.

5- Principales zones de production
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Productions végétales
Les bassins de production des principales cultures sont situés dans les régions où les sols ont un fort potentiel productif.
Pour le blé, il s’agit de la plaine d’Ouest, de la plaine du Danube, de la plaine de la Transylvanie (Centre) et du Nord-est du pays.
Le maïs est cultivé à peu près partout, sauf dans les Carpates, avec une prédilection pour les plaines de l’Ouest et du Sud du pays. Des zones favorables se trouvent aussi dans la plaine de la Transylvanie, dans le Sud-est (autour des Carpates) et presque partout dans la partie Moldave (Est).
Quant au tournesol, son bassin principal est situé dans le Sud et Sud-est du pays (sols type tchernoziom).
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Productions animales
Le cheptel bovin (2,8 millions de têtes tournés vers la production laitière) est concentré dans le Nord, le Nord-est et dans la partie nordique de la plaine du Sud, aux pieds des Carpates.
Comme 75% du cheptel est destiné à l’autoconsommation des ménages, l’élevage porcin est présent presque partout. Seulement 1,5 millions de porcs font partie du circuit industriel.
La filière avicole étant une filière très intégrée (70% de la production de viande est réalisée par une dizaine d’entreprises, fonctionnant en filiale intégrée de la fabrication de l’aliment au conditionnement du produit carné), la répartition géographique des structures de production est concentrée dans la partie de l’Est et Sud du pays.
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Principales productions végétales et animales
Les productions végétales représentent 64% de la SAU et elles représentent plus de 60% de la valeur de la production agricole.
La production végétale est peu diversifiée. Trois végétaux occupent presque 60% des terres arables :
- Le maïs (2 449 600 ha)
- Le blé (2 110 300 ha)
- Le tournesol (813 900 ha)
Les rendements et les volumes produits sont variables d’une année à l’autre, à cause des aléas climatiques. A titre d’exemple, le tableau ci-dessous présente les productions des principales cultures en 2007 (année de sécheresse) et 2008 (bonne récolte).
| Blé | Maïs | Orge | Tournesol | Colza | Soja | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2007 | 3 Mio T | 3,8 Mio T | 0,5 Mio T | 0,5 Mio T | 0,3 Mio T | 136 100 T |
| 2008 | 7.2 Mio T | 7,8 Mio T | 1,2 Mio T | 1,16 Mio T | 0,6 Mio T | 90 600 T |
Source : Ministère de l’agriculture
La Roumanie est également un important producteur de pommes de terre : le pays en est le 3ème producteur européen derrière l’Allemagne et la Pologne.
La Roumanie est le 6ème producteur de vin en Europe. Les principaux cépages cultivés sont :
Pour les blancs : Feteasca Regala, Feteasca Alba, Grasa de Cotnari, Sauvignon Blanc, Riesling, Chardonnay.
Pour les rouges : Babeasca Neagra, Feteasca Neagra, Cabernet Sauvignon, Pinot Noir, Merlot.
La filière fruits et légumes est aujourd’hui, malgré son potentiel, incapable de satisfaire la demande domestique à cause de la baisse de technicité et de sa désorganisation. La production de fruits et de légumes s’élève à 5 millions de tonnes (45% pour les légumes et 55% pour les fruits).
Les productions animales représentent 38% de la valeur de la production agricole. La Roumanie ne dispose pas d’une filière solide de production de viande bovine afin de répondre aux exigences de la grande distribution. L’élevage est principalement tourné vers la filière porcine, de volailles et laitier. La production de viande de porc est insuffisante. Elle est le premier poste d’importation de produits agro-alimentaires.
La production laitière, quant à elle, est essentiellement le fait de petites exploitations familiales, localisées dans tout le pays, dans des zones de collines ou de montagnes. Cette production a été relativement peu concernée par les programmes de collectivisation de la période communiste. De ce fait, la production laitière conserve, encore aujourd’hui, une très forte atomisation : 1,1 millions d’exploitations possèdent 1 ou 2 vaches. Les rendements laitiers progressent, certes, mais restent limités par rapport aux pays de l’Europe de l’Ouest.
La production de lait de vache représente plus de 90% de la production de lait totale.
A la suite des négociations avec l’Union Européenne, la Roumanie dispose d’un droit à produire de 3,2 Mio tonnes de lait par an, dont 2 Mio tonnes sont alloués pour la vente directe et 1,2 Mio tonnes pour les livraisons aux industriels laitiers. Le taux de collecte du lait est de 22% de la production totale, soit 1,1 Mrd de Kg. La très forte atomisation de la production rend la collecte particulièrement complexe.
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Forces et faiblesses de la production agricole
La performance du secteur agricole est aujourd’hui en dessous de son potentiel. Le manque de compétitivité est reflété par la faible productivité et le creusement du déficit de la balance commerciale agroalimentaire d’une année à l’autre.
L’agriculture roumaine est soumise à de fortes contraintes d’ordre climatique ou structurel.
Les principales faiblesses structurelles du secteur agricole sont :
- Le morcèlement du foncier qui a donné naissance à une pléthore de petites exploitations d’autosubsistance. Elles possèdent presque la moitié de la SAU et du cheptel d’animaux et contribuent à la baisse du niveau général d’efficience agricole, en contrepartie des bons résultats obtenus par les grandes exploitations. La consolidation du foncier est freiné par l’absence d’un marché actif et transparent ;
- Le facteur humain : à part le poids important dans la population active, le secteur agricole est confronté également au vieillissement des exploitants (surtout sur le segment des exploitations d’autosubsistance) et à leur formation insuffisante. D’après le PNDR, les jeunes agriculteurs (moins de 40 ans) ne représentent que 10% de la population agricole et travaillent seulement 10% de la SAU. A l’opposé, 43% des exploitants ont dépassé l’âge de la retraite (plus de 65 ans) et travaillent 31% de la SAU ;
- Une faible mécanisation et un parc de matériel encore obsolète ;
- Système d’irrigation peu fonctionnel avec des coûts importants pour le consommateur final.
En même temps, l’agriculture roumaine dispose d’indéniables atouts :
- Des terres arables à fort potentiel productif qui couvrent 64% de la SAU, soit 9,4 millions ha et qui, d’après les estimations des intervenants du secteur, pourraient nourrir une population de 80 millions d’habitants ;
- Une position géographique et des infrastructures maritimes lui permettant d’exporter facilement ;
- Potentiel de diversification des productions ;
- Des coûts de main d’œuvre encore inférieurs aux moyennes occidentales.
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Production roumaine de machines agricoles
L’industrie roumaine de production de matériel agricole est quasiment inexistante : seuls quelques constructeurs avaient encore une importance nationale fin 2008. Les constructeurs les plus importants en 2005 étaient : Mecanica Ceahlau, Semanatoarea, MAT Craiova, Instring Bals, IMUM Medgidia, Mecanica Coldlea, Forma Botosani et Mecanica Marius.
La Roumanie produit très peu de machines agricoles et principalement des charrues, petits outils de travail du sol, quelques moissonneuses à maïs tractées, des pulvérisateurs de petite dimension, du matériel d’irrigation essentiellement à destination de petites exploitations pour le marché local.
Les constructeurs locaux souffrent d’un manque de capacités d’investissement, d’un retard technologique significatif et de peu de moyens pour restructurer la filière.
L’équipement de la Roumanie dépend ainsi essentiellement des importations, majoritairement en provenance de l’Union Européenne. Le marché est fortement encouragé par l’arrivée des fonds européens FEADER par l’intermédiaire du Plan National de Développement Rural (PNDR). Les opérateurs présents sur place parlent de « marché à fort potentiel » qui devrait « exploser » au cours des prochaines années. Mais c’est aussi un marché soumis aux aléas climatiques (les achats ne se font que lors des bonnes récoltes), et surtout au déblocage des fonds européens qui se font par tranches, théoriquement 3 fois par an.
Le matériel roumain est globalement ancien et environ 70% a dépassé la limite maximale d’usure. De plus, le manque de matériel est important. On compte 1 tracteur pour 55 ha (contre 1 tracteur pour 15.5 ha en France) et 1 moissonneuse pour 103 ha.
Selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, c’est une estimation des besoins pour obtenir une agriculture performante au niveau européen, c’est-à-dire que tous les travaux nécessaires seraient effectués au moment optimal et en peu de temps. Par contre, il n’existe aucun chiffre quant aux besoins d’autres matériels agricoles.
Remarque : La France était le premier exportateur d’outils de travail du sol et de semis en 2002. Elle a perdu sa place au profit de l’Italie puis s’est fait dépasser par l’Allemagne depuis 2005. Pourtant la France possède une bonne expertise dans la fabrication de ces matériels. Elle possède de nombreuses entreprises susceptibles d’implanter des réseaux commerciaux en Roumanie, d’autant plus que les méthodes de travail du sol sont similaires en France et en Roumanie, donc le matériel français peut très bien répondre aux besoins de l’agriculture roumaine. Il y a encore de la place pour ce genre de matériels en Roumanie.
La politique à l’égard de l’Agriculture
1- Historique récent
Depuis son adhésion à l’Union Européenne, la Roumanie bénéficie de fonds européens dans le but de se moderniser et de rattraper le niveau des autres Etats-Membres. L’objectif de l’Union Européenne et du gouvernement roumain est de fournir les fonds nécessaires pour faire émerger des projets et développer les filières tout en préservant l’attractivité et le développement local du secteur. Ces mesures se traduisent par un Plan National de Développement Rural (PNDR) qui regroupe les mesures à financer, ainsi que leur niveau de financement. Le PNDR est doté d’un budget de 8 Mrds d’euros, dont 7,5 Mrds du Fond Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER) et 500 000 euros de participation de l’Etat roumain sur la période 2007-2013. Les versements sont réalisés par les agences de paiement, l’APDRP (Agence de Paiement pour le Développement Rural et la Pêche) et l’APIA (Agence de Paiement pour l’Intervention et les Aides directes).
Présentation du PNDR
Le PNDR se décline en 3 objectifs :
- Amélioration de la compétitivité de l’agriculture et de la sylviculture par un soutien à la restructuration, au développement et à l’innovation
- Amélioration de l’environnement et de l’espace rural par un soutien à la gestion des terres
- Amélioration de la qualité de vie en milieu rural et promotion de la diversification des activités économiques.
Le PNDR a été officiellement lancé le 11 mars 2008 par le Premier Ministre et le Ministre de l’Agriculture.
Le FEADER peut financer les activités relatives à la préparation, à la gestion, au suivi, à l’évaluation, à l’information et au contrôle des interventions des programmes de développement rural (4% maximum du montant de chaque plan). De même, un montant est fixé pour la mise en place et le fonctionnement du réseau rural composé des organisations et administrations travaillant sur le développement rural (Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, Unité d’Appui du Réseau, Comité National de Coordination et les membres du réseau).
Le PNDR appliqué au secteur agricole
Avant le PNDR
Avant le PNDR, l’achat et le paiement du matériel agricole se faisaient en espèces. Peu d’exploitations disposaient de trésorerie suffisante pour investir. De plus, les banques et assurances commençaient seulement à se développer et n’offraient donc pas de crédits spécifiques aux agriculteurs. Les agriculteurs avaient alors beaucoup de mal à acheter du matériel et ne s’équipaient qu’avec du matériel d’occasion ou bon marché mais peu efficace.
Entre 2000 et 2006, les aides étaient allouées grâce au plan SAPARD, remplacé à partir de 2008 par les dossiers FEADER dont la dotation annuelle est environ 5 fois plus importante.
Le FEADER
Il permet de financer des investissements à hauteur de 40 à 70% du coût selon les conditions des exploitations. Afin de rendre l’agriculture plus efficace, il faudrait moins d’ouvriers agricoles et avoir accès plus facilement à du matériel plus performant qui améliore la rentabilité. Le FEADER permet d’avoir une garantie sur une partie du financement du matériel agricole.
Cependant, les agriculteurs exploitant des petites surfaces n’ont pas les moyens de s’équiper en matériel. Ils préfèrent réparer au jour le jour le peu de matériel qu’ils ont, plutôt que d’acheter car ils n’ont pas de vision globale des coûts de réparation par rapport aux investissements dans du matériel neuf.
La mesure de modernisation de la production agricole comprend (axe 1) 3 sous mesures:
- Modernisation des exploitations agricoles
- Modernisation de la transformation des produits agricoles
- Investissements dans l’infrastructure des villages
Ces trois mesures devraient permettre à terme de développer une agriculture plus compétitive, de créer de nouveaux emplois aux anciens ouvriers agricoles ou agriculteurs et de développer les infrastructures et les services de proximité dans les villages ruraux qui en sont souvent dépourvus
Procédure de remise des dossiers
Un dossier de demande de subvention FEADER doit être déposé auprès de l’antenne locale de l’APDRP. Il faut établir un « business plan » avec les coûts et bénéfices (économiques, techniques) retirés par l’investissement. Il faut aussi présenter les autorisations, permis de construire, et autres pièces requis pour le projet. Le dernier exercice doit être positif (exceptions : entreprise créée dans l’année mais avec l’engagement sur l’honneur à tenir le « business plan » et les entreprises qui ont subi une calamité mais dont l’exercice des 3 années précédentes est positif), ainsi que le planning de mise en oeuvre du projet.
Ensuite, le dossier est déposé suite à un appel d’offre de l’Etat. En 2008, il y a 7 appels d’offre, soit un tous les deux mois. Lors d’un appel d’offre, tous les demandeurs déposent leur dossier au bureau local pendant 2 à 3 semaines. La suite de la procédure se déroule au niveau national. Après la fin de remise des dossiers, il y a une étude de recevabilité administrative pour vérifier qu’il ne manque aucune pièce. Puis, les dossiers sont évalués sur les critères avec un barème d’attribution de points pour chaque critère. Le maximum est de 100 points avec une note éliminatoire de 15. Les dossiers sont classés par ordre décroissant de leur nombre de points.
Dès l’acceptation du dossier, le bénéficiaire des fonds peut commencer à mettre en oeuvre son projet. Ensuite, il demande le remboursement à l’agence de paiement avec comme justificatif les factures acquittées. Des contrôles seront effectués pendant les 5 années suivantes pour vérifier que l’argent a été utilisé conformément à la demande et en respectant le dossier.
Le financement se fait par ordre décroissant de points jusqu’à épuisement des crédits alloués pour cet appel d’offre. Si un dossier éligible n’a pas de crédit, il est automatiquement reporté sur l’appel d’offre suivant. Si toute la somme allouée à l’appel d’offre n’a pas été attribuée, alors elle est reportée sur l’appel d’offre suivant. Lorsqu’un dossier est retenu, le bénéficiaire est informé, puis il signe le contrat avec l’agence de paiement qui le remboursera après l’achat réalisé et la facture payée. Afin d’avancer l’argent, les banques proposent des prêts relais du montant de la somme que l’Union Européenne remboursera au bénéficiaire. Elles proposent aussi des prêts pour financer la partie non remboursée des investissements.
Stade d’avancement du PNDR
Jusqu’en septembre 2009, plus de 15 000 dossiers ont été déposés pour une valeur de 9,17 Mrds EUR. Le nombre des projets sélectionnés s’élève à 9 400 pour une valeur de 1,8 Mrds EUR. A ce stade, 1,63 Mrds EUR auraient été engagés correspondants à plus de trois milles dossiers signés. Presque la moitié du montant est engagé pour la mesure 322 « Rénovation et développement des villages, amélioration de services de base pour l’économie et la population rurales, amélioration du patrimoine rural ». Quant aux mesures concernant la modernisation des exploitations agricoles (121) et des IAA (123), les projets signés cumulent respectivement 22% et 16% du montant total engagé.
Les aides PAC
La Roumanie, comme tous les nouveaux Etats-membres, bénéficie des aides simplifiées de la PAC. C’est une subvention à l’hectare, d’un montant de 25% des aides perçues en Europe de l’Ouest (50,50 EUR/ha en 2007, 60,60 EUR/ha en 2008). Ce montant va progressivement augmenter jusqu’à atteindre 100% du montant des aides des pays ouest-européen en 2016. Cependant, suite au « Bilan de Santé de la PAC », la Roumanie a la possibilité d’augmenter les aides directes à l’hectare par le biais du budget national afin d’atteindre les 100% deux années en avance par rapport aux dispositions du Traité d’Adhésion.
2- Les projets de développement
Les projets nationaux
Aucun projet actif n’a été identifié
Les projets internationaux
1- Financés par les Banques Mondiales
Financement des agriculteurs et des entreprises agro-alimentaires (mai 2009)
- Etat : En évaluation
- Détail du projet : La SFI envisage d'accorder un prêt de 50 Mio EUR à la banque Banca Comerciala Romana SA (BCR) qui répercutera les fonds aux agriculteurs et entreprises agro-alimentaires engagés dans l'agriculture primaire et la transformation de produits agricoles. BCR est membre du groupe Erste, une banque universelle leader en Roumanie, qui gère des actifs supérieurs à 17,1 Mrds EUR. La banque a 650 agences, situées dans la plupart des villes roumaines de plus de 10 000 habitants.
- Agence adjudicatrice : Ramona Angela Ivan, Executive Director, Financial Institutions Division
- Financement : Banque mondiale
- Montant du prêt : 50 Mio EUR
- Contact UBIFRANCE : Agnès Paulus, e-mail : agnes.paulus@ubifrance.fr.
2 - Financés par la SFI
Construction de 10 porcheries et d'une unité de broyage des aliments (août 2007)
- Etat : En évaluation
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Détail du projet : La SFI envisage d'accorder un prêt de 25 Mio EUR et une garantie pouvant s'élever jusqu'à 4 Mio EUR à la société Rupork pour construire 10 porcheries (2500 truies et production annuelle de 50 000 porcelets) et une unité de broyage des aliments au sud de la Roumanie dans les provinces de Calaraci et Ialomita. L'engraissement des porcs sera réalisé par 200 fermes sous contrat. Le coût du projet est estimé à 69 Mio EUR pour Rupork sans compter le coût des contrats avec les fermiers.
Les promoteurs du projet sont Javier Galan Otamendi, Andres Tejero et Javier Revuelta qui rejoignent la porcherie espagnole Granjas dos Hermanas. D'autres investisseurs financiers devraient s'associer au projet. Le projet aura un impact sur la transition en développant une production moderne de cochons en Roumanie qui capitaliserait les avantages du pays : une large zone agricole, un climat favorable et des surplus potentiels en grains et graines oléagineuses (qui comptent pour 60 % des coûts de production). La Roumanie est actuellement un importateur net de viande de porc et n'est pas compétitive avec les producteurs internationaux ou européens.
Granjas dos Hermanas pourrait contribuer au projet en apportant une meilleure génétique aux porcheries ainsi que son expérience de l'alimentation et de l'élevage.
Une formation technique extensive sera apportée aux nouveaux employés et une assistance technique sera accordée aux 200 fermiers sous contrat. - Agence adjudicatrice : David Flitterman, financial advisor, Rupork S.L.,
- Coût total : 69 Mio EUR
- Financement : Société Financière Internationale (SFI)
- Montant du prêt : 25 Mio EUR
- Contact UBIFRANCE : Agnès Paulus, e-mail : agnes.paulus@ubifrance.fr
3 - Financés par la CE
Soumission des premiers projets agricoles qui pourraient être financés par l'Union européenne (août 2007)
- Etat : En identification
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Détail du projet : Decebal Traian Remes, ministre roumain de l'agriculture, a présenté à Constanta le programme national de développement rural (PNDR) pour la période 2007-2013, sur la base de l'attribution de 8 Mrds EUR de fonds européens pour cette période.
Selon le ministère roumain de l'agriculture, les demandeurs de financement pourront commencer à soumettre des projets dans la 2ème moitié du mois d'octobre 2007.
Cornelia Harabagiu, secrétaire d'Etat au ministère de l'agriculture et du développement rural, a indiqué que les principaux axes du programme étaient l'augmentation de la compétitivité, de la qualité de l'environnement et des zones rurales et l'amélioration du niveau de vie en zone rurale. - Agence adjudicatrice : Ministry of agriculture and rural development
- Financement : Commission européenne - PHARE/ISPA/SAPARD
- Contact UBIFRANCE : Agnès Paulus, e-mail : agnes.paulus@ubifrance.fr
4 - Financés par la BEI
Financement des PME (avril 2009)
- Etat : En évaluation
- Détail du projet : La BEI envisage d'accorder un prêt maximum de 150 Mio EUR à la Banca Comerciala Romana SA pour financer des projets de petite et moyenne taille de PME dans les secteurs de l'industrie, de l'agriculture, des services commerciaux, du tourisme, de la santé, de l'éducation, de l'énergie et de la protection de l'environnement.
- Agence adjudicatrice : Banca Comerciala Romana SA
- Financement : Banque Européenne d'Investissement (BEI)
- Montant du prêt : 150 Mio EUR maximum
- Contact UBIFRANCE : Agnès Paulus, e-mail : agnes.paulus@ubifrance.fr.
Les projets bilatéraux
Aucun projet actif n’a été identifié
3- Opportunités du marché pour les exportateurs français
Dotée d’un potentiel agricole élevé, la Roumanie est un acteur en devenir, disposant d’indéniables atouts qui lui offrent une marge de progrès technique importante pour répondre au défi alimentaire actuel :
- des terres arables au potentiel agronomique exceptionnel (6% de la SAU de l’UE à 27)
- une position géographique et des infrastructures (notamment maritimes) lui permettant d’exporter facilement
- un potentiel de diversification des productions
Cependant le pays souffre encore de sérieux handicaps :
- risques climatiques (sécheresse, inondation)
- l’organisation du foncier
- l’absence de filières
- la formation insuffisante des exploitants
- le fonctionnement de l’administration locale à améliorer
- la réticence des banques à financer les projets agricoles depuis la crise financière.
L’arrivée des fonds européens FEADER est censée dynamiser les achats de matériel agricole performant et nécessaire au développement de l’agriculture dans un pays où le potentiel est énorme (potentiel de nourrir 80 millions de personnes), malgré le démarrage tardif du Plan National de Développement Rural (PNDR) et le déblocage des fonds par tranches. Cela ouvre des perspectives intéressantes aux constructeurs de matériel agricole.
Cependant, le marché a encore besoin de temps pour se développer. Si les secteurs des céréales, du maraîchage, des cultures techniques et de la viticulture sont très demandeurs de matériel agricole, d’autres comme l’élevage, l’arboriculture, l’irrigation, les cultures sous serres sont moins bien structurés et n’expriment pas encore de demande élevée en machinisme.
- CAILLOT, Le 13 Juillet 2010 15h09 Bonjour , Trés bon travail .Il vous manque le chapitre concernant la corruption ,cautionné par l'union europeenne.Je travail depuis 10 ans dans ce pays ou je participe au montage des dossiers et a l'installation des firmes agri/agro ,malgré mes demandes a ce jour rien n'est mis en oeuvre pour changer le détournement des montages de dossier. je suis bien sur a votre disposition pour vous expliquer et vous commenter les differents chapitres. Cordialement











